lundi 17 septembre 2012

The inside passage 6, BC ferry, une journée sur le pont et sous le soleil!

Dimanche.

Réveil par le personnel de la compagnie. 5h, je remballe doucement et monte à bord du northern expedition, le ferry qui fait la liaison avec l'île de Vancouver. un petit héron nous regarde depuis la berge.
départ de Prince Rupert aux aurores
À moitié réveillé à moitié endormi, je sors finalement sur le pont profiter des lueurs du matin, une bonne session à humer l'air marin. les rembardes sont encore toutes perlées de rosée, fait frette. Les nuages filtrent les premiers rayons qui jouent dans le haut des collines.Je finis par m'écraser dans un siège et finir ma courte nuit. Je passe le reste de la journée dehors, repas au solarium avec mes provisions et du soleil plein la face.





L'apres-midi je discute avec un certain Tony, un gars de prince ruppert originaire de halifax (cote est!) qui traite sa leucémie a Vancouver depuis un an. Il en a fini avec les chimios mais doute de vieillir. Il accumule les ennuis de santé dus à son surpoids et son passé d'alcoolique. C'est loin derrière mais les problèmes sont toujours là. En attendant il fume la marie-jeanne, et ça soulage. Il me raconte tout un tas de choses sur la pêche au saumon qu'il pratiquait encore l'année passée quand ça allait mieux, la mise en conserve, les tailles, les poids des espèces de poissons. On regarde les baleines au loin! Faut avoir le coup d'oeil mais elles sont la!



Quelques dauphins nous accompagnent aussi dans les vagues du bateau!
Les tonalités de vert donnent un peu de volume aux masses qui s'élèvent de part et d'autre du passage. Des coupes à blanc aussi, des débuts de port se créer sur ces îles. Pour l'industrie du bois certainement. Des cascades se jettent le long des parois des collines qui parfois sont montagnes. 

les coupes de bois opèrent dans le secteur, sur les îles inhabitées... par les hommes
le chalut a lulu mais cest pas pour du merlu
une belle balade qui rattrape le prix et un bateau qui malgré son bling bling vaut pas un clou comparé aux Alaska marine ships bien old school: douches, disposition des sieges, lumiere naturelle, pas de surclim, accessibilite a 360 deg sur le pont (35dol de plus chez bc ferries pour etre dans la salle en avant!)
Au loin on aperçoit des sommets enneigés mais la végétation a bien changé depuis le Yukon et la température aussi. Je prends des couleurs!


On voit aussi des saumons morts flotter à un moment. Tony m'explique que les types pêchent trop des fois et boivent pas mal. Ils deviennent infoutus de s'occuper de leur pêche dans les temps et balancent leur poisson pourri par dessus bord. Sans commentaire.


Le soleil se couche, je pose ma plume numérique et vais admirer l'astre, seul sur l'océan. Ouais, je suis chanceux en tabarnouche!


Un repas plus loin, le bateau approche, le temps de remballer mon barda et d'aller trouver refuge pour la nuit. Je descend dans la cale et vais me poster dans la queue des passagers en attendant que la tranche avant s'ouvre. Je tourne la tête voir si j'aperçois pas Tony parmis les voitures qui nous entourent, il est juste derrière et me salue. Je me dirige vers lui et vois que son pickup est bien chargé. Je lui dit que j'allais lui demander un lift (je dois prendre un traversier à Campbell river pour aller chez les woofers sur quadra Island. Et campbell river est sur la route jusqu'à Vancouver ou va Tony) mais que ça a l'air complet. Il le dit que ça va le faire il doit donner tout un tas du bazar à un ami sur le quai. Ça va faire de la place. À l'avant c'est le neveu de son ex femme et sa petite copine qui vont monter ils retournent à Vancouver. Du coup il me propose l'arriere du suv. Un peu planqué pour pas qu'il se prenne d'amende. Ok Tony! Ça roule pour moi!

le monstre d'acier rend son quatre heure
Dix minutes plus tard je me retrouve encastré dans la barquette du pickup. Tony me donne un oreiller en mousse. Cool, en route pour un bon gros deux heures de lift! Ça secoue, quelques lampadaires m'eclairent de temps a autre, je regarde les miriades d'étoiles par le haillon. Et la route, qui défile sous les feux arrières du pickup.
mais qu'est-ce que je fous la!
Tony fait semblant d'etre naturel pour la pause ;)
Tony me dépose à une station essence. On se souhaite merde pour la suite.merci Msieur! Passées 2h du mat, je traîne pas et squatte un bout d'herbe le long de la Campbell. J’étends juste le matelas et le sac de couchage. Le clapotis et les étoiles c'est pas le bateau mais c'est pas mal!

The inside passage 5, 24h a prince rupert


Samedi. Je me réveille peu avant l'heure d'ouverture du comptoir de BC ferries. La dame de l'accueil arrive. Très gentille, elle m'invite à l'intérieur et m'explique les coins sympas et comment me rendre en ville, en évitant la route, il y a pas mal de cougars dans le secteur apparemment. Ok mdame! J'hesites à prendre le billet onéreux (même prix que celui de l'Alaska mais pour moins de moitié du temps de trajet!), je sais pas si les woofers sont ok pour m'accueillir sur quadra Island et la route est une autre option pour aller au sud, plus longue mais bien moins chère!



En quittant le port, je tombe sur une biche avant d'emprunter le sentier, on se regarde en se demandant ce que l'autre fait là et puis chacun poursuit sa route.

Je découvre prince rupert de jour et sous un soleil qui me fait du bien! Je suis aux anges, un vrai bonheur de se réchauffer et d'enlever les épaisseurs! J'aborde une table de picnic devant la baie et prend le petit dej. C'est tout simplement génial!
Après un crochet par le centre d'info tourisme prendre le numéro de location de kayak -sur les bons conseils de la dame de l'accueil- je passe à la bibli pour aller sur internet et voir si une réponse m'attend pour le woofing. Fermée. Encore une heure à attendre, je vois qu'il y a un cyber café et j'ai aussi vu un magasin, la source, sorte de fnac audio vidéo micro, et qui doit donc posséder des iPod...

Après moults et moults hésitations mon âme d'acheteur compulsif se réveille enfin, et je repars avec l'engin! ma bonne vieille berta perdue sur la route a son successeur de deux générations après, celui la même d'où j'écris ces mots. double appareil photo intégré, plus léger, même capacité et portefeuille allégé c'est quand même un bon investissement que je m'accorde sur ce bijou de technologie! À toutes celles et ceux qui y ont versé de leurs pièces un certain mois d'avril 2009, encore un dernier gros merci pour ce cadeau qui m'a permis de conter mes aventures!

Je consulte mes mails au-dit cyber café depuis ma nouvelle acquisition et youpi les woofers ont dit oui! (Merci marie pour le mail!). J'irai dans leur ferme ostréicole lundi. Ils s'inquiétaient de ma non réponse à la leur, mais pas évident sur un bateau et sans ordi! Du coup je vais avaler ma pilule du prix du ferry canadien et aller à port Hardy au nord de l'île de Vancouver, à 16h d'ici par la mer, le passage.

En attendant ce départ , après un coup de fil au type du kayak -à la dite bibli ou je n'arrive pas à charger de photos sur le blog - je me dirige vers le sentier de Butze rapids à la sortie de la ville (On m'a dit que c'était joli!)  On convient qu'il viendra me chercher sur les coups de 18h, soit dans deux heures pour m'emmèner au mouillage. Yesss!

En tendant le pouce pour me rendre aux rapides, c'est matthew un ferrailleur de Terrace a une heure et demi a l'est dans les terres, qui me donne une ride. Merci mec, à une prochaine peut être!
Matthew, entrepreneur dans les vieilles carlingues
Le temps file et je finis le sentier au pas de courses ou les furs et spruce, différentes sous especes de résineux locaux se dressent très haut dans la canopée. Les troncs sont énormes et la végétation luxuriante. Je retrouve le climat pluvieux humide (a Tofino, il y a 3 ans), endémique à la côte nord ouest américaine.





C'est finalement un jeune, garren, qui vient me chercher dans la vieille Mercedes de son père. Certainement un job d'été il m'emmène au lieu dit, un bras de mer ou eau salee et eau douce se mele, assez loin a l'est, et me donne pagaie, gilet et kayak. Je laisse mon sac dans une cahute à côté de laquelle son entassé les kayaks. Garren pousse mon kayak a l'eau c'est parti! J'ai deux heures à pagayer avant que le soleil ne se couche.



Je suit les collines qui plongent à pic dans l'eau d'un bleu profond presque noir à cette heure. Les arbres sont partout ils squattent la moindre surface ou s'agripper, le climat aidant à les faire pousser. Je m'arrête de temps à autre juste pour écouter le silence de l'eau, au loin une ou deux mouettes virevoltent a la surface. J'accoste une plage et mange une pomme sur la terre ferme avant le chemin du retour. Le soleil s'enfonce rapidement derrière les monts et je regagne mon point de départ dans la pénombre qui s'en vient à grands pas.


J'apercois un petit feu autour des cabanes des kayaks. Un type vient m'aider à remonter le kayak. Shawn, travaille à la douane, agent a l'immigration, au port ou j'étais hier! Je lui explique que je vais au port prendre le ferry pour port hardy le lendemain et il me propose de me donner un lift après qu'ils aient fini autour du feu. Genial! Un de ses ami, Darsen, me tend une bière, lui aussi bosse à la douane mais dans la sécurité. Avec Twyla leur amie on échange des histoires, les miennes et les leurs. C'est fou de se retrouver là! moi avec eux et eux avec moi, on n'en revient pas! On met quelques planches et les derniers reflets s'effacent à la surface de l'eau... Ils me déposent en centre ville devant un supermarché, prendre deux trois bricoles avant de faire la route jusqu'au port. Merci la bande, merci au Hasard de la vie! 

Après une bonne trotte sous les etoiles et aucun cougar dans les pattes je prend mon billet de ferry au comptoir, checkin demain 6h30! Je me fais le souper et prépare mon lit de prince devant les bureaux de BC ferry comme la veille. Bien emmitouflé dans mon sac et ma toile de tente par dessus je suis comme un coq en pâte!

The inside passage 4, Ketchikan, un bout de l'Alaska.


Vendredi,

la pluie cesse a l'arrivée a Ketchikan, vers midi. Le ferry s'arrête pour trois heures et une éclaircie pointe le bout du nez. Je débarque, direction le supermarché faire le plein et j'entame une marche vers le centre ville à 20minutes pour me dégourdir les jambes.




La ville s'organise le long de la route qui borde l'eau, plus j'avance et plus les maisons de bric et de broc s'accrochent aux parois de la colline. La ville s'étend comme elle peut. Les maisons sont sur pilotis même dans les hauteurs, toutes les parois suintent de l'eau qui descend en permanence. Pas besoin de fabriquer de murs végétal, ils le sont tous!



Dédicace Lili!
Une odeur de sel marin, d'algues et de poisson me réveille le nez. Je savoure les rayons de soleil au bord de la marina.
moi qui galère pour internet, faudra que j'ailles plus souvent a l'office! (trad: la prière. la meilleure connexion sans fil au monde)

Mis a part les églises farfelues ci et la, c'est une ville comme on en voit dans les reportages: highliner, peche au saumon, halibut. Des casiers à crabes s'entassent dans les arrières cours.





Les hydravions tournoient dans un balai incessant. L'alaskan beer s'affiche dans toutes les tavernes (une pensee a toi doudou pour celle que tu avais ramené) Mais plus loin, au centre ville c'est le même cirque qu'à Skagway. Deux vaisseaux de croisières sont accostés à un quai flambant neuf. Ce qui explique certainement le nombre d'hydravions. De l'autre côté du quai, avant le centre ville c'est moins reluisant, peintures écaillées bâtisses à l'abandon: l'économie n'est pas florissante pour tous.

un liquor store a l'ancienne


Je retourne à l'heure dite à bord. Sur le quai d'a cote, les montes charge effectuent un veritable ballet en maniant des piles de 3 containers, ils finissent d'affreter un petit cargo courronnee de chargements hors normes carrelingues de bateau, voitures...

salut ketchikan

Le Matanuska reprend le large. Les nuages se dégagent progressivement et font place au soleil pour un coucher magique!



une baleine me fait coucou de sa palme!

On arrive à prince Rupert sous les étoiles. Pas de lune a l'horizon j'observe une voie lactée comme jamais. On débarque de nuit donc, là encore j'ai mal lu et le fameux 12:45am signifie minuit45 et non midi45! Je me retrouve également  à perpette de la ville une fois de plus! Je repasse la douane canadienne: retour au canada! Rereglage de montre! La dame de l'accueil me dit que je peux rester jusqu'à 4h si je veux. Je déballe le sac de couchage en deux deux et pionce sur la moquette, à 10m de la douane. Réveillé par la fermeture des locaux je déplace mon campement au bureau de BC ferry plus loin dans le port marchand, ils ouvrent à 9h, je m'endors à côté de la porte ma toile de tente par dessus le sleeping.

The inside passage 3, bailler aux corbeaux


Jeudi, aux abords de Juneau, quelque part a 10m de la route.

Réveil pluvieu, je bats des records d'humidité sur la toile, c'est pas la piscine mais ça s'en rapproche, la toile de sol est mouillée par capillarité aux endroits qui font contacts avec la terre. En dehors de la tente, bilan intérieur pas si mal, le tapis trempé au dos sent un peu le champi et les bretelles de mon backpack sont imbibées. Je fais des acrobaties pour ne pas propager les dégâts sur les habits, sac de couchage etc. Folklo. Il pleut de plus belle! Je prends mes clics et mes clacs direction l'accueil du ferry, au chaud!
Il faut que je sorte de ce guet apens météorologique! 

Arrivé, il est 8h, autant dire que je dois tuer le temps, mais entre la lecture de depliants du coin, le petit déj, le repas, le rituel du séchage de toiles, le dodo entre les sièges, les heures s'écoulent. Je finis par méditer sur les corbeaux qui envahissent le parc à l'assaut de vers de terre.



Les mouettes se serrent sur les barrieres d'embarquement.
La pluie tombe sans interruption et soudain une pause s'installe, des aigles pêcheurs viennent alors se percher sur les installations du port. Ils se sechent comme il peuvent et s'en mettent plein le bec. 

Ca donne un petit air cocasse a leur statut de prince des rivières. 
De sacrées bêtes comparées aux oiseaux de malheur, qui d'ailleurs gardent bien leur distance.
Le nouveau bateau arrive au loin, le matanuska, et avec lui le mauvais temps. C'est sous une pluie battante et des nuages bas que je remonte à bord, fichue météo! Je me faufile à travers la foule. Un collège entier emprunte le ferry pour aller rencontrer les équipes sportives de Ketchikan! Hockey pour les ados et cross-country pour les plus jeunes. Ça sera d'ailleurs le dernier arrêt avant ma destination, en attendant je bouquine et regarde moneyball d'un œil, un coup de miam un coup de douche, je met le jambon dans le torchon. Ambiance camping-colo dans le lounge avec les ados autour. Je glisse mon sac de couchage entre les sièges et les voisins et m'endors avec le roulis du bateau pour berceuse.

The inside passage 2, la cage aux oiseaux

Mercredi 12 septembre.

Je me réveille dans la tente du capitaine Nemo. On l'aurait trempé dans l'eau qu'on n'aurait pas vu de différence. Petit déj au gruau, je remballe sous l'oeil lointain de quelques touristes photographiant les lieux. J'ai campé sur un terrain en vente, seuls une vieille cheminée et son conduit en pierre, vestiges du siècle passé, se dressent dans le champ d'a côté. Il pleut toujours et le plafond nuageux ne dépasse pas les 200m. Autant dire que ca me fait de la peine de ranger ma tente dans ces conditions. Sac sur le dos, dégaine de campeur routard, mon bonnet noir nouvelle Zélande trouvé dans une auberge, je déboule dans l'artère principale, main street. Et la c'est le choc.

les oiseaux
De l'écoulement du ruisseau et du ronron du moulin hydroelectrique de mon spot de la nuit passée je passe au bruit d'une fourmilliere de touristes! Partout les trottoirs en bois sont encombrés. Je marche sur la rue et je suis mort de rire, le contraste est complètement hallucinant, les magasins sont uniquement destinés aux oiseaux sortis de leur cage. Un guide fait une vague presentation de l'histoire de la ville a une poignee de touristes, des cars aux chauffeurs microphonés sillonnent la ville. La fin de saison approche, le fameux Chilkoot trail (l'ancienne voie des prospecteurs pour passer le col et arriver aux lacs, 10j de rando) est fermé. Et de l'esprit des premiers pionniers, il ne reste plus grand chose dans cette exhuberance de tourisme... Des prix délirants, bijoutiers, boutiques de luxe, ... le vrai visage de Skagway se montre après 20h parait-il, quand les touristes retournent dans leurs cabines et où les bars sont justes remplis des locaux. J'ai pas eu l'occasion de tester hier, trop crevé et affamé mais peut être une prochaine fois...

Je continue mon trajet. retour au port ou je prend mon billet et réalise qu'il faut aussi recaler la montre, Alaska Time, une heure de moins! J'ai quelques heures avant d'embarquer. Avec gentillesse ils me gardent mon gros sac. Le temps d'aller réajuster mes provisions pour manger sur le bateau et ptet manger un bout en ville, au chaud.

Je tombe dans une arnaque sans nom et finit par manger une mini soupe et petit paquet de chips pour 10$, la gérante ne veut pas m'en remettre un peu plus. Je me suis réchauffé les pieds mais je plie bagages. Je sais pas si tous les commerces sont comme ça, mais on sent que malgré le prix d'importation (hé oui c'est quand même un coin reculé, je suis venu par la seule route, après c'est la voie maritime pour des jours ou l'avion) les locaux doivent se frotter les mains sur les marges substantielles qu'ils génèrent.

sans oublier le bastion d'une certaine politicienne très cultivée
Je fais quelques emplettes et en route pour le inside passage! Jembarque à bord d'un gros bateau de la marine d'Alaska, le Malaspina. 6 etages! Mais c'est encore qu'un jouet à côté des cruisers qui atteignent les 13-14 niveaux.

Ce ferry fait la liaison avec Juneau, petite ville mais capitale de la province quand meme ou j'arrive ce soir à 23h. Première étape de mon trip dans le passage.


Les nuages se lèvent timidement et un petit arc en ciel nous nargue du coin de l'oeil. Je croise deux suisses (decidement ils ont la cote dans le coin!) qui font un tour du monde, aussi à dix mois de voyage, comme les français partis d'ushuaia, courte discussion ils disparaissent a Haines, ou le ferry marque l'arrêt. J'entrevois quand même un orque remonter respirer, dans la baie! Whaou! la brume se lève et s’agglutine sur les monts qui nous bordent, le décor est impressionnant...

si! si! le petit triangle noir, c'est bien un orque (cliquez pour voir le triangle rectangle en plus grand!)


le tsnunami de nuages
tout la haut la haut il fait beau, j'en suis sur!



Peu apres etre sortis de la baie de Haines, le temps de gâte à nouveau et le vent souffle sur le pont. Dur dur le climat de la cote nord du pacifique. La luminosité décline très vite avec ce plafond nuageux, c'est pas ce soir que je vais pouvoir rester a flâner dehors! Je profite malgré tout du confort du bateau, douches, projection de film, plein de sièges ou j'étale mon bazar, je fais sécher ma tente, et casse la croûte en lisant les aventures de mike horn dans le froid du cercle polaire.

On arrive de nuit à Juneau. La pluie à cessé et je demande à un type du port ou se trouve le centre ville, il me prend par l'épaule et me pointe la pancarte: downtown 12miles, près de 20km! Le port des ferry de la compagnie n'est pas du tout la ou je pensais! Damned! Il est tard et j'hésite à faire du stop pour profiter d'une ville sous ce temps de cochon, seulement quelques heures et mon periple reprend ici meme a 17h le lendemain, direction prince ruppert pour 30h sur le bateau!

Je me cherche alors un endroit pour la nuit, pas évident je prend la seule route qui longe la côté, d'un côté la falaise de l'autre l'eau à quelques mètres. Un peu plus loin quelques habitations, je commence à faiblir, je vois un terre plein en contrebas, le parking bis de maisons sans doute mais vu l'heure je monte la tente. Un pickup passe devant moi et se gare plus loin. Je vais voir le propriétaire avec ma frontale et lui explique ma situation. Sûrement un peu déboussolé de voir un extraterrestre comme moi ici il me dit un "ok". Merci! Après un Chili en boîte vite fait sur le gaz: dodo.